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Exposition d’été 2005 "fabuleuses créatures" de Gérard Brand
Dans les arts plastiques contemporains, le mosaïste Gérard Brand fait figure d’artiste atypique. Ses sculptures-mosaïques font apparaître des parties ajourées se laissant pénétrer par la lumière. Donnant ainsi naissance à des jeux d’ombres et de couleurs. Alors que l’art roman est au cœur de l’actualité par la grande exposition « La France romane » au Musée du Louvre, les créations récentes de Gérard Brand prennent un relief particulier. C’est ce travail qui est présenté pour la première fois à l’occasion de cette exposition organisée par le Centre européen de la mosaïque de Paray-le-Monial. L’artiste contemporain pose son regard singulier sur l’art roman qu’il magnifie par des influences venues d’Afrique noire où il a longuement séjourné. Pour cet artiste-caméléon, il n’y a pas d’interdit et la mosaïque est travaillée sans aucun a priori, avec bien sûr des matériaux classiques (pierres, pâtes de verre opaques ou translucides) mais aussi à l’aide d’apports plus inhabituels et d’objets détournés de leur usage premier. La rencontre de la figuration onirique des mosaïques du monastère clunisien de Ganagobie (12éme siècle – Haute Provence) a engagé Gérard Brand dans une confrontation avec l’art roman. Alors, tout un monde a pris forme dans l’imaginaire de l’artiste : on y retrouve évidemment la force qui se dégage des bestiaires romans et des masques africains. Une manière évidente de montrer la proximité d’expression entre les deux arts, roman et africain. Une part importante de l’exposition est également consacrée à l’interprétation monumentale de célèbres sculptures romanes de Bourgogne du Sud. Gérard Brand revisite pour l’occasion le patrimoine des villes d’Autun, de Paray-le-Monial et de Tournus. En clin d’œil à sa région, il sublime aussi à sa façon un des fameux bas-reliefs de l’abbatiale romane de Marmoutier en Alsace. Cette exposition thématique donne à voir un ensemble de « mosaïques autrement » tout à fait exceptionnel d’un artiste accompli trop longtemps oublié des institutions culturelles officielles et le place au rang qui est le sien.
Le roi lion 160 x 100 x 50 cm - 2003 - fer oxydé traité, bronze, granit L'aigle 80 x 150 x100 cm - 2003 - fer oxydé traité,marbre, granit, pâte de verre
Triptyque 202 x 172 cm- 2004 - fer oxydé traité, pâte de verre, marbre, granit La tentation d'Eve d'après une sculpture de Gislebertus du musée Rolin à Autun 120x 200 cm - 2004 - fer oxydé traité, laiton, pâte de verre, marbre, granit, travertin Les acrobates, d'après un bas-relief de l'Abbatiale de Marmoutier en Alsace 230 x 100 cm - 2004 - fer oxydé traité, marbre, granit, pâte de verre Entrée Rez-de-chaussée 1er étage, 1ère et 2ème salle Un catalogue a été spécialement publié pour cette exposition. Les textes sont de Brigitte Maurice-Chabard (conservateur en chef du Musée Rolin à Autun), Maryse De Stefano-Andrys (docteur en histoire de l’art, spécialiste de la mosaïque) et de Albert Strickler (poète). Les photographies sont de Dominique Forget. |